cella du collège des Augustales
(photo © Patricia
Carles)
Le sanctuaire consacré
à Auguste abritait le collège des Augustales,
prêtres du culte impérial, souvent des affranchis
auxquels les magistratures étaient interdites et qui trouvaient
dans cette fonction une forme d'ascension sociale, à mi-chemin
entre la plèbe et l'ordo decurionum. Au rez-de-chaussée,
une grande salle hypostyle était destinée aux assemblées
publiques tandis qu'à l'étage une tribune (matroneum)
permettait aux femmes mariées d'assister aux rites. Elle
était accessible par un escalier extérieur.
Le décor,
par le choix des thèmes picturaux et par la statuaire,
consacrait à la fois le culte de l'empereur divinisé
et celui du fondateur de la cité, Héraklès,
dont deux panneaux, à droite et à gauche de la cella,
évoquent la légende.
Les peintures murales
associent des scènes de la mythlogie et des décors
d'architecture en trompe l'oeil, dans un style pictural des troisième
et quatrième styles. |
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mur
gauche de la cella |
La fresque de gauche
représente l'apothéose d'Héraklès,
reçu dans l'Olympe par Héra et Athena. Dans l'iconographie
grecque, c'étaient Hermès et Athéna qui
accompagnaient le héros. Il s'agit donc d'une traduction
romaine du mythe grec mettant l'accent sur la Triade capitoline
(Jupiter, Junon, Minerve). |
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apothéose
d'Héraklès |
Détail de cette
architecture en trompe-l'oeil, le char ailé du soleil |
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décor
pictural de la cella |
La fresque de droite
montre l'affrontement d'Héraclès et d'Achéloos,
le dieu-fleuve qui a tenté de ravir Déjanire au
héros. Fils d'Océan et de Thétis, Achéloos
avait aussi le pouvoir de se transformer en taureau , en serpent
et en homme à tête de taureau. |
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Héraklès
et Achéloos |