Cette mosaïque,
justement célèbre, représente des musiciens
ambulants ou des artistes assurant un intermède théâtral
; l'un joue du tambourin, un autre des cymbales, une femme, derrière
eux, souffle dans une flûte double, l'aulos, tandis
qu'un petit garçon semble tenir une trompette courbe ou
un cor dont le pavillon de cuivre disparaît derrière
le manteau de la joueuse de flûte.
D'autres oeuvres,
mosaïques ou peintures murales, témoignent de la
place de la musique dans les loisirs des riches Pompéiens
et surtout des Pompéiennes. Car les femmes libres n'avaient
le droit d'exercer aucune activité productive quand elles
ne filaient pas la laine : seules, comme la joueuse de cithare
de la maison de la Vénus à la Coquille ou en groupe,
elles semblent avoir trouvé dans la pratique musicale
un puissant dérivatif à l'ennui. |
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