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Edward Hopper et "Carol" de Todd Haynes

MessagePublié: 03 Avril 2017, 16:55
par locipompeiani
Edward Hopper et "Carol" de Todd Haynes


L'inspiration du cinéaste par le peintre est en quelque sorte toute « naturelle » puisque des liens étroits unissent Edward Hopper et le cinéma, du film muet au thriller hitchcockien en passant par le « film noir » des années 20 et 30 ou par le cinéma expressionniste de Fritz Lang. Chaque toile de Hopper semble figer l’instant critique d’un drame dont le spectateur est invité à déchiffrer l’énigme.

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Perspectives urbaines et images volées

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L’œil du peintre, converti aux prises de vue artificielles du cinéma, avec ses grues et ses travellings, cherche à restaurer la perspective à laquelle l’ont habitué des siècles de vue « à hauteur d’homme ». Le format horizontal de l’écran, quoi qu’on fasse, impose ses contraintes. Alors que la ville américaine ne cesse de se verticaliser, les paysages urbains de Todd Haynes, comme ceux de Hopper, sont toujours amputés d’une de leurs dimensions.

Solitudes

Hopper est le peintre de la solitude, singulièrement de la solitude féminine : halls et chambres d'hôtel, cafés et restaurants, salles de spectacle, trains, tous les espaces qui pourraient rassembler les êtres sont propices pour lui à l'exploration de la déréliction, du sentiment absolu de l'abandon.

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