Loi Taubira : L'Ecole et la lutte contre l'homophobie

Loi Taubira : L'Ecole et la lutte contre l'homophobie

Messagepar espacecollege » 13 Mai 2013, 08:18

A la veille d'un important colloque sur l'homophobie organisé par le Snuipp le 16 mai, l'impact de la loi Taubira sur l'ouverture du mariage aux couples de même sexe reste encore à mesurer. Pour une Ecole qui a fermé les yeux sur l'homosexualité et l'homoparentalité, la loi représente un défi. Elle devrait obliger l'Education nationale à reconnaître l'existence des couples de même sexe. Elle pourrait aussi avoir un impact sur les programmes scolaires. Adoptée le 23 avril en seconde lecture par l'Assemblée nationale, la loi permet aux couples de même sexe de se marier. Elle ouvre également aux personnes de même sexe mariées la voie de l'adoption, que ce soit l'adoption conjointe d'un enfant par les deux époux ou l'adoption de l'enfant du conjoint. D'après l'Insee, on compterait en France 100 000 couples de même sexe. Un couple sur dix élèverait un ou des enfants. Aucun chiffre officiel ne recense le nombre d'enfants vivant dans ces couples mais on peut les estimer à environ 20 000, un nombre faible par rapport au total des élèves. Mais, particularité de ces couples, l'Ecole compte beaucoup pour eux. Ce sont des couples plus jeunes que la moyenne des couples français et surtout beaucoup plus diplômés : la moitié a un diplôme du supérieur (contre moins d'un tiers pour les couples français).

Jusque là, la loi Taubira semble avoir peu concerné l'Ecole. Si certains établissements religieux ont mobilisé les parents et même des élèves pour manifester contre le projet de loi, il n'y a pas eu de vague homophobe dans les établissements. Comme elle sait si bien le faire, l'Ecole semble ignorer le débat soulevé par le projet de loi. Au ministère on attend le rapport de Michel Teychenné sur l'homophobie dans les établissements scolaires pour s'exprimer sur le sujet. Pourtant les associations de lutte contre l'homophobie parlent d'urgence. Dans son rapport 2012, SOS Homophobie montre des élèves persécutés pour leur orientation sexuelle ou pour celle de leurs parents. Elle met aussi en évidence une large ignorance des élèves sur les questions de genre. "Comment vérifier qu'un ami est homosexuel", demande un élève à l'occasion d'une réunion organisée par l'association dans un établissement. "Les lesbiennes ça n'existe pas", affirme un autre élève. "Le nez est-il un objet sexuel pour les lesbiennes", interroge un autre. Si son action est appréciée des élèves, SOS homophobie a du mal à pousser la porte des établissements. En 2012 seulement 7 000 élèves ont bénéficié d'une rencontre avec ses militants.

Car à l'Ecole les homosexuels sont surtout invisibles. Or la souffrance des jeunes homosexuels est bien avérée. Parfois persécutés, ils souffrent d'une absence de reconnaissance et du silence du corps enseignant sur cette question. Dans un rapport préparé pour le thinktank République et diversité, Odile Fillod (cogniticienne EHESS) a étudié une vingtaine de manuels de SVT du secondaire et particulièrement de première, une année où l'orientation sexuelle est au programme. "Dans les manuels , par défaut les couples sont hétérosexuels. Les couples homosexuels sont largement ignorés", relève-t-elle. L'homosexualité féminine est la plus invisible. Quant à la bi sexualité elle n'est pas du tout évoquée. Un manuel évoque même l'hypothèse d'un gène de l'homosexualité... Dans les classes, selon Sos Homophobie, les enseignants sont souvent indifférents. Dès lors, comment rester dans une Ecole qui ne veut pas vous voir ? SOS homophobie signale des cas de dépression, d'échec scolaire et de décrochage. " Si le discours sur l'homosexualité a fait irruption sur la scène publique, l'école primaire est restée à l'écart de cette évolution", reconnaît Sébastein Sihr, secrétaire général du Snuipp, le premier syndicat du primaire. "Souvenons-nous de la petite polémique provoquée sous Luc Chatel par le film "le baiser de la lune" qui évoquait les orientations amoureuses à travers la métaphore animalière. L'école, la classe, la cour de récréation sont des lieux où se construit la personnalité des enfants et où s'ancrent aussi les stéréotypes. " Pédé ", c'est l'insulte homophobe par excellence, trop souvent en tête des hit parade dans les cours d'école. Or, si on considère aujourd'hui normal de lutter contre le sexisme et le racisme dès le plus jeunes âge, il doit en être de même concernant l'homophobie".

La loi va-t-elle briser le tabou ? " L'école accueille déjà toutes les familles dans leur diversité, l'homoparentalité est une réalité à l'école comme dans la société", poursuit S. Sihr. " Jusque là, les directrices et directeurs ont globalement fait au mieux avec les règlements dans l'intérêt des enfants. Comme souvent, les pratiques auront précédé la loi. Par contre, ce que la loi va changer, c'est de lever des discriminations pour les familles homoparentales, en particulier pour l'inscription des enfants. Cela ouvrira aussi la possibilité à chacun des deux parents de s'investir lors des élections des représentants de parents". "La loi Taubira va être un des éléments qui va rendre ordinaire l'homosexualité", estime Laurent Escure, secrétaire général d'Unsa Education. "Cette loi va faire évoluer les mentalités autour de l'Ecole. Elle va redonner de la visibilité à ces couples sans en faire la promotion. Ce sera plus facile pour les couples homosexuels". La loi obligera les établissements scolaires à reconnaître l'existence de ces couples c'est à dire souvent concrètement à reconnaitre "l'autre parent". Une vraie révolution pour une institution qui a souvent du mal à s'adapter aux familles recomposées. Et un soulagement pour les enfants de ces couples. "C'est une bonne chose de voir ses parents reconnus par l'Ecole", estime-t-on généralement.

Une évolution des programmes ? La loi Taubira est-elle susceptible de faire évoluer les programmes ? Evidemment pas dans leur rédaction officielle. Mais dans leur application concrète. Car jusque là l'Ecole a largement contourné ses obligations en matière d'éducation sexuelle. La loi de 2001, la circulaire d'application de 2003 sont restées largement lettres mortes. "Il faut les réactiver", demande L. Escure. Pour S Sihr, plus que la loi, le rapport Teychenné pourrait faire bouger les choses. "Les préconisations qui devraient en découler pourraient, elles, avoir un impact", dit-il. "Pour nous, il faut généraliser des pratiques existantes qui sont pertinentes. N'oublions jamais qu'il se fait au quotidien dans les classes, des projets de grande qualité qui mériteraient d'être mieux connus et diffusés. Et puis, au moment où le ministre veut lancer une réflexion sur les formes du futur enseignement moral et civique, il y a là matière à traiter de ces questions notamment en réhabilitant les débats réglés. Ensuite, la formation des enseignants pour s'approprier les réflexions, la mise à distance de ses propres pratiques, reste un levier déterminant. " En dehors des cours de SVT de lycée, la loi devrait agir sur d'autres enseignements. Par exemple, en éducation civique, elle donne l'opportunité de faire entrer les couples homosexuels dans la classe. Aucun parent ne pourra plus protester contre cette mention puisqu'en parler relève de la seule étude de la loi. Elle devrait ainsi libérer la parole et casser l'invisibilité de l'homosexualité dans les classes. Or c'est une première étape pour affronter l'homophobie.

Les syndicats au premier rang. L'Unsa Education a fait de la lutte contre l'homophobie un thème d'action important dans sa communication. "On est très actif sur ce sujet", reconnaît Laurent Escure. "Des élèves vivant dans un couple homosexuel ou découvarnt leur homosexualité sont en situation de souffrance", dit-il. "Aujourd'hui il est nécessaire de franchir un nouveau pas en s'attaquant aux racines de toutes formes de discriminations sociales, d'origine, de genre et aussi d'orientations sexuelles", estime Sébastien Sihr, pour le Snuipp. Son syndicat organise le 16 mai à Paris un colloque contre l'homophobie à l'école primaire. "L'actualité nous montre que rien n'est gagné en la matière. Ce colloque arrive donc à point nommé pour réaffirmer un certain nombre de valeurs que l'école se doit de véhiculer mais aussi pour s'interroger sur les pratiques de classes pour aborder ces questions. Sans formation, ce n'est pas toujours facile. Lors de ce colloque, nous apporterons notre pierre à l'édifice en proposant des matériaux élaborés avec des chercheurs pour les enseignants et leur classe".

François Jarraud
Le Café pédagogique
Homophobie à l'école Beaucoup reste à faire...
Rapport annuel 2013
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Re: L'Ecole veut éduquer contre l'homophobie

Messagepar espacecollege » 17 Mai 2013, 09:54

L'école ne doit plus laisser faire. "L'éducation ne doit pas accepter l'homophobie", déclare Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU. C'est le message que le Snuipp fait passer de façon efficace à travers un colloque qui s'est tenu le 16 mai à Paris et une importante documentation pédagogique mise gratuitement à disposition des enseignants. Les travaux des experts ont démonté les ressorts de l'homophobie. Des enseignants ont montré comment on peut dans sa classe accompagner un changement que la société semble souhaiter et que la loi impose.
Le 17 mai est la Journée mondiale contre l'homophobie. L'Internationale de l'Education appelle les enseignants à défendre les droits des homosexuels. "Mais", pour Sébastien Sihr, secrétaire général du Snuipp, " les enseignants n'ont pas toujours les mots pour réagir". Voilà ce qui motive le syndicat à organiser un colloque réunissant experts et enseignants le 16 mai et à proposer des fiches pédagogiques
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Re: Lutter contre l’homophobie à l’Ecole

Messagepar espacecollege » 09 Septembre 2013, 08:38

Les discriminations homophobes ont progressé en France ces derniers mois, en particulier à l’école. C’est ce que vient de souligner à son tour l'association SOS homophobie : au cours des six premiers mois de 2013, elle a reçu l’équivalent du nombre de témoignages de l’ensemble de l’année 2012, soit plus de 2000 contacts, et elle déplore que persistent en milieu scolaire pression psychologique, coups et harcèlement sans que les jeunes trouvent toujours l'écoute et l'aide dont ils/elles ont besoin. La nécessité d’agir paraît de plus en plus manifeste et urgente : l’association SOS Homophobie a été à nouveau agréée au niveau national pour intervenir dans les établissements, Michel Teychenné a remis au ministre en juillet un rapport important qui invite à lever les tabous et propose des pistes d’action, une journée d’études le 10 octobre 2013 doit prolonger la réflexion sur les violences de genre à l’école.
L'expresso du 5 septembre 2013


SOS homophobie

Le rapport Teychenné dans le Café pédagogique

La journée d’études« Violence (s) et genre à l’école »

Le colloque du Snuipp
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Re: Loi Taubira : la lutte contre l'homophobie en Belgique

Messagepar espacecollege » 11 Février 2014, 11:11

En Belgique, une circulaire envoyée aux établissements invite à lutter contre l'homophobie en proposant différentes ressources
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Communiqué de presse de SOS homophobie

Messagepar espacecollege » 04 Mars 2014, 10:13

Mineur-e-s auteur-e-s d’agressions physiques homophobes : à quand une prévention efficace de l’homophobie et la transphobie ?

Alors que les agressions physiques homophobes perpétrées par des mineur-e-s se succèdent ces derniers jours dans le sud de la France, SOS homophobie appelle à une intensification des actions de prévention en direction des jeunes.

C’est d’abord à Sète, il y a deux semaines, qu’un adolescent aurait frappé et aspergé de bombe lacrymogène un jeune homme "parce qu’il avait un look d’homo" ; il a été déféré au parquet (1). Encore plus récemment, c’est à Marseille qu’un jeune homme est agressé au couteau, insulté, volé et roué de coups par quatre mineurs qui ont finalement été interpellés ; le parquet instruit l’affaire pour faits de violence avec circonstances aggravantes liées à l’orientation sexuelle de la victime (2).
SOS homophobie ne peut que saluer l’action rapide des forces de l’ordre et du parquet et le fait – encore trop rare – que la circonstance aggravante de l’homophobie soit retenue dès le stade des poursuites.

Mais face à ces violences d’une particulière gravité, chacun-e doit prendre ses responsabilités et reconnaître l’impératif d’agir avant que de tels drames ne se produisent. C’est pourquoi SOS homophobie intervient depuis 10 ans en milieu scolaire pour informer les collégien-ne-s et lycéen-ne-s des conséquences de l’homophobie et de la transphobie, ainsi que des sanctions légales qui s’y attachent, comme en cas de racisme ou de sexisme. Si ces cinq mineurs avaient été sensibilisés à l’homophobie, peut être auraient-ils aussi compris que les personnes lesbiennes, gays, bi et trans sont des personnes comme les autres qui ont le droit au même respect que les autres. Il s’agit de faire prendre conscience à la jeune génération qu’il lui appartient d’être actrice d’un vivre ensemble digne de nos valeurs républicaines.

SOS homophobie ne peut qu’encourager chacun et chacune soit à agir par la prévention et l’éducation, par exemple en devenant bénévole intervenant-e en milieu scolaire (3) soit en permettant la réalisation de telles interventions (4).

Parce que les associations bénévoles ne pourront jamais se substituer à une éducation nationale au respect des orientations sexuelles et des identités de genre, SOS homophobie entend que la lutte contre l’homophobie et la transphobie ait toute sa place dans les prochains programmes scolaires en cours de refonte. Plus que jamais, la lutte contre l’homophobie et la transphobie passe par l’éducation et la prévention.
Contacts presse :Elisabeth Ronzier, présidente, 06 28 32 02 50
Christophe Léger, délégué PACA Ouest, 06 80 75 63 97
(1) http://www.midilibre.fr/2014/02/27/l-ad ... 827934.php
(2) http://www.laprovence.com/article/actua ... exuel.html
(3) Devenez bénévole à nos côtés: http://www.sos-homophobie.org/devenez-benevole
(4) Pour organiser une intervention en milieu scolaire : http://www.sos-homophobie.org/intervent ... u-scolaire
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la responsabilité des professeurs

Messagepar laoshi » 04 Mars 2014, 11:22

Personnellement, élue au conseil d’administration, j’ai fait voter, il y a 5 ans au moins (je suis maintenant à la retraite) une mention condamnant explicitement les injures ou actes homophobes dans le règlement intérieur du lycée, règlement intérieur lu et commenté à chaque rentrée scolaire par le professeur principal, et signé par les parents.

J’ai eu, dans ma carrière, beaucoup de confidences de lycéens et de lycéennes homosexuels. Beaucoup m’ont dit leurs difficultés à vivre leur orientation sexuelle au grand jour, la plupart faisant semblant d’être ce qu’ils n’étaient pas. Pourtant les choses bougent : un jeune homo s’est présenté à visage découvert aux élections et a été élu délégué de la classe dont j’étais professeur principal (terminale littéraire) la dernière année de ma carrière….

Les professeurs ont une responsabilité toute personnelle dans la lutte contre l’homophobie. Les « blagues » et les sous-entendus homophobes sont encore trop fréquents au lycée. Il est donc essentiel que les collègues homos assument publiquement leur orientation sexuelle non seulement en salle des profs (cela en fait réfléchir quelques-uns) mais encore cessent de la cacher à leurs élèves (la loi sur le mariage, en ce sens, est un précieux auxiliaire pour ceux qui le souhaitent).

Les manuels sont encore trop souvent expurgés, y compris en philosophie ! Combien de fois ai-je entendu parler du « mythe de l’androgyne » à propos du Banquet de Platon, par exemple ! A chaque fois, il m’a fallu rappeler que « l’androgyne » était une exception dans le mythe ; les boules originelles, valorisées par Platon, sont en général mâles ou femelles : une fois coupées en deux, telles « des tessères d’hospitalité », elles donnent des hommes en quête de l’amant perdu et des femmes en quête de la compagne perdue. Si les uns et les autres se marient pour respecter les lois de la Cité, il n’y a pas à craindre qu’ils ou qu’elles se dérobent à leur devoir de citoyens : engendrer des enfants légitimes. Les hommes et les femmes issus d’un androgyne, au contraire, sont dangereusement hétérosexuels pour Platon ; ce sont eux qui deviennent des hommes ou des femmes adultères et qui sèment partout des petits bâtards. Car les lois sont impuissantes face au désir : homme libre ou esclave, citoyen ou métèque, peu importe pour lui ! Rien de tel, donc, qu’une femme aimant les femmes pour Platon, c’est la garantie d’une lignée sans tache ! Quant aux hommes qui aiment les hommes, ils n’iront pas usurper la paternité de leur voisin.

Ce n’est pas seulement l’instruction civique qui doit être mobilisée contre l’homophobie. Rendre aux auteurs homosexuels ou aux personnages historiques la réalité de leur biographie, faire lire les textes littéraires, historiques ou philosophiques qui mettent en scène l’amour homo est un devoir de justice et de vérité. Je me souviendrai toujours de cet élève, fils de harki, qui avait tenté de se suicider en classe de troisième et découvrant que la littérature arabe médiévale avait chanté la beauté de l’amour au masculin. Une révélation qui l’a aidé à vivre, au sens propre du terme.
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Concours d’affiches - «Ensemble, tout simplement»

Messagepar locipompeiani » 25 Mars 2014, 14:21

Geneviève Fioraso lance un concours d’affiches«Ensemble, tout simplement»
Concours d’affiches pour la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie. Pour préparer la Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie le 17 mai 2014, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche lance un concours de création d’affiches ouvert à tous et toutes les étudiant.e.s. Intitulée «Ensemble, tout simplement» cette campagne s’inscrit dans le cadre du programme d’actions gouvernemental de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et l’identité de genre.
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Recul de V. Peillon dans la lutte contre l'homophobie

Messagepar locipompeiani » 26 Mars 2014, 09:20

Le Collectif LGBT écrit à V. Peillon
La polémique sur le genre a-t-elle gelé la lutte contre l'homophobie ? C'est ce que pense le collectif LGBT qui regroupe des associations de lutte contre l'homophonie, la Fcpe, des syndicats lycéens et étudiants, le Sgen , la Fep Cfdt, la Fsu, la Cgt et Sud.

" Alors que nous avions l'espoir qu'enfin la question des discriminations relatives à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre avait été prise en compte dans toutes ses dimensions par le ministère de l’Education nationale, après près de deux années de travail, la majorité des actions initiées dans le domaine de l’éducation n’ont pas abouti : éducation à la sexualité, charte d’intervention, refonte de la circulaire de 2003, propositions pour le primaire, lutte contre le harcèlement (une mallette pédagogique de lutte contre les LGBTphobies et un scénario de clip vidéo ont été élaborés pour finir aux oubliettes)…", écrit le collectif.

" Pire, nous apprenons avec consternation que vous auriez choisi de faire encore moins bien que vos prédécesseurs des gouvernement précédents, en décidant de ne pas faire apparaître sur les affiches et sur le site du ministère un lien direct sur le site de Ligne Azur", poursuit-il. Le collectif demande au ministre de confirmer ou infirmer l'information sur la ligne Azur.

Par f.jarraud , le mercredi 26 mars 2014 in L’Expresso
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Pétition pour la ligne azur contre l'homophobie

Messagepar locipompeiani » 09 Avril 2014, 18:00


Déjà plus de 20 000 signatures. La pétition lancée pour le maintien de la ligne azur de soutien aux jeunes victimes d'homophobie, est bien partie. "La Manif pour tous veut bloquer une action nationale pour aider les jeunes homos contre le suicide", explique les initiateurs de la pétition. "Depuis 4 ans, le Ministère de l’Éducation diffuse dès la 3ème une campagne proposant le service d’aide à distance Ligne Azur (ligne d’écoute et site internet). La Manif pour tous y voit la pseudo 'théorie du genre'. Mais cette année, le gouvernement en a déjà repoussé le lancement deux fois et pourrait maintenant décider de sacrifier cette action nationale contre le suicide". Ils appellent Benoît Hamon à lancer dès maintenant la campagne nationale contre le suicide des jeunes homos, bi ou trans.

pétition
rapport 2014 sur l'homophobie
rapport 2015
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